Après un long silence, nous reprenons la plume pour continuer de raconter nos récits. Presque 3 ans se sont écoulés maintenant, depuis que nous avions foulé le sol australien. Après notre voyage à Bali, nous avons atterri à Darwin, où il nous a fallu un long temps d’adaptation et d’organisation. Toutes nos premières galères, nos aventures professionnelles et comment notre famille d’accueil australienne nous a traité de : « les invités sont comme des poissons, après quelques jours ils pourrissent » est à lire absolument dans notre article : Australie – Nos débuts difficiles à Darwin.

Marmukala Billabong

En gros, nous avons testé quelques jobs : Björn a été conducteur de pousse-pousse pour des australiens, majoritairement trop bourrés pour rentrer chez eux la nuit mais, « no worries, mate » (comme disent les aussies), eux donnaient au moins de généreux pourboires en contrepartie. L’un d’entre eux était tellement gros, qu’il a même proposé d’échanger avec Björn. Mais Björn était trop fier et a tenu à monter la pente jusqu’au bout. Nous avons sinon vendu des paris aux champs de courses et avons servi des boissons lors du gala au casino. Mais lorsque notre famille d’accueil nous a mis à la porte, cela nous a donné au moins l’occasion d’accélérer les choses : nous avons acheté notre « rainbow dream » : c’est comme ça que nous avons surnommé notre voiture, en référence au « temps des rêves » (dreamtime) qui caractérise les croyances aborigènes. Nous pouvions enfin économiser l’argent des hostels. Mais il fallait toujours se cacher la nuit pour dormir car on avait peur de se faire attraper encore une fois par la police. Ce n’est pas évident de se camoufler en ville. Et puis il fallait toujours soit utiliser en douce les douches et les toilettes des hôtels soit rouler jusqu’à la plage où des douches et sanitaires sont mis à disposition mais où il est strictement interdit de camper.

Jusqu’alors, nous n’avions même pas eu l’occasion de vraiment visiter Darwin. 2 jours ont amplement suffi, car ce n’est pas une bien grande ville.

A voir à Darwin :

– La plage Mindil beach et son sunset market (les jeudis et dimanches au soleil couchant) :

Mindil Beach - Darwin

– La réserve Eastpoint où nous avons vu notre premier wallaby :

First Wallabie at the East point

– La plage nudiste du Casuarina coastal reserve qui était moins déserte que toutes les autres plages 😉 :

Nudist beach Casuarina coastal reserve

– Museum and art gallery of the NT, gratuit

– Botanical gardens, gratuit

– Crocodylus park : comme il n’y avait personne à la caisse qui a bien voulu prendre nos 35 $, nous sommes rentrés gratuitement 😉 et on a été assez culotté pour postuler par la même occasion à un emploi, mais ils recherchaient plutôt des volontaires :

Crocodylus parc - guideMaria keeping a baby-crocodile

Comme nous ne trouvions pas de « vrai » travail et que le vent de la liberté nous poussait à prendre la route, il était temps pour nous de quitter la ville de Darwin, où nous avions passé un mois déjà.

Pour tester notre voiture avant le long road trip (3000 km à travers le désert), nous avons d’abord visité le parc national de Kakadu situé à 250 km de Darwin. C’est le plus grand parc national d’Australie qui appartient aux autochtones et qui est connu pour ses peintures rupestres aborigènes. Nous étions tout excités à l’idée de nous préparer pour prendre le large.

La route est assez étroite pour notre voiture mais ça se gâte encore plus, dès qu’un road train arrive d’en face. Ces énormes camions à plusieurs remorques roulent à toute allure et peuvent t’écrabouiller comme une mouche si tu ne leur cèdes pas le passage, Stuart Highway de sorte qu’il vaille mieux se ranger sur le rebord poussiéreux et caillouteux de la route pour leur échapper. En arrivant au parc, c’est moi qui ai pris le volant et je me suis entièrement concentrée sur la route. N’empêche qu’une voiture automatique c’est quand même bien pratique et simplifie la conduite à gauche. Tu peux conduire avec une seule main, reposer une jambe et manger en même temps.

Le paysage du parc est très sec et composé de nombreux arbres d’eucalyptus que nous verrons souvent en Australie. Nous avons « omis » de payer les 25 $ de droits d’entrée et ne nous sommes arrêtés qu’à Marmukala. C’est un marécage qui abrite beaucoup d’oiseaux. Notre prochain stop était juste destiné à prendre quelques renseignements au bowali visitor centre avant d’atteindre notre destination finale : le camping Burdulba, situé tout près du Nourlangie Rock. Là encore, nous avons pris le risque de ne pas payer le camping. Il n’y a pas de réception, il faut mettre 5 $ dans une enveloppe et l’introduire dans une urne. On voulait s’entraîner à dépenser le moins de sous possibles. Le camping est beau mais très simple. Il n’y a pas de douches ou d’eau potable. Il y a un ruisseau tout près mais la pancarte nous a dissuadé de nous en approcher de trop près.

Dangerous animals

Dommage, j’aurais tant voulu me rafraîchir dans l’eau.

Nous avions posé notre tente, puis étions épuisés et affamés. Heureusement qu’il y a souvent des grills en Australie qu’on peut utiliser et ce n’est pas le bois qui manque. Et puis un feu de camp n’a jamais été aussi simple à allumer, l’eucalyptus brûle instantanément, c’en est presque inquiétant !

Campfire at Burdulba camping

Pendant qu’on cuisinait, nous avons été attaqués par un milliards de moustiques : des nuées arrivaient de partout. Marias legs 'eaten' by mosquitoesJe pouvais en voir par centaines. Notre voiture en était infestée. Je n’ai jamais vu une telle concentration de moustiques. Ils m’ont massacré alors que j’ai mis 2 fois du puissant produit DEET asiatique à 70%, qui est interdit en Europe (seulement 30% sont autorisés). Normalement ça marche pourtant ! Nous sommes vites allés nous réfugier sous la tente.

Le lendemain, après le petit déjeuner, nous avons essayé de capturer notre déjeuner dans le fameux ruisseau : nous n’avons rien attrapé à part une branche d’arbre.

Fishing with crocodiles

Par contre, nous avons trouvé une demi-mâchoire de bébé crocodile, la preuve que la pancarte ne mentait pas. Je suis contente finalement qu’aucun poisson n’ait mordu, il nous aurait sûrement fait tomber dans l’eau et nous aurions été à notre tour une proie facile pour les crocodiles les plus dangereux au monde : les salties (crocodiles marins). Nous avons ensuite quitté le camping pour admirer les peintures aborigènes sur les parois du Nourlangie Rock et écouter les explications du ranger.

Aboriginal painting on Nourlangie Rock

C’est là que j’ai pris ma douche improvisée dans les toilettes publiques à l’indienne, au seau d’eau froide. Ça m’a fait un bien fou et un peu calmé les démangeaisons des pires piqûres de moustiques de tous les temps. Björn, lui, s’en est bien sûr plutôt bien sorti, comme d’habitude. Je suis son répulsif ambulant contre les insectes :-(

Nous nous sommes ensuite promenés autour du très joli Anbangbang Billabong (Billabong : mot aborigène pour un point d’eau qui ne s’assèche jamais), et nous avons suivi le petit chemin Nawurlandja jusqu’en haut des rochers d’où nous avions une très belle vue sur le parc au coucher du soleil.

Nawurlandja Walkway viewpointNawurlandja Walkway - Kakadu Nationalpark in the sunset

Nous avons passé la nuit sur un parking à proximité, dans la voiture que nous avons cette fois-ci équipée, avec beaucoup de difficulté, de notre moustiquaire.

Camping in our car in Kakadu nationalpark

Le 3eme jour, les rayons du soleil nous ont déjà réveillés à 6h30 du matin mais nous étions en pleine forme. C’est impressionnant, la rapidité avec laquelle on peut changer son rythme de vie, dès qu’on est plus entouré de lumière artificielle. Nous avons roulé jusqu’au Gagudju lodge Cooinda pour réserver notre petite croisière sur le Yellow Water pour voir les crocodiles marins dans leur milieu naturel (66 $ par personne !). En attendant le début de la croisière, nous regardions tous les australiens de l’hôtel s’attabler dehors devant un buffet plus que généreux, ce qui nous a ouvert l’appétit. Nous avons décidé de les imiter discrètement pour goûter à un vrai petit-dèj australien composé de viande grillée et de haricots blancs, Miam!

Free breakfast at the Gagudju Lodge CooindaAussie Breakfast

Pas étonnant que les australiens ne soient pas particulièrement minces. Le tour en bateau ensuite était très sympathique. On a vu une douzaine de crocos de très près, entourés d’oiseaux bien courageux ! Nous voulions en même temps postuler pour ce genre de job mais la personne en charge n’était malheureusement pas là.

Yellow Waters - wild saltwater crocodileBirds in Yellow Waters

Avant de quitter l’hôtel, Björn s’est servi dans le container à glaçons qui se trouvait par chance sur le parking. On a donc pris un de ces sacs de 4 kg de glaçons pour notre glacière (normalement ça s’achète dans les stations-service). Encore une bonne aubaine !

Ensuite, nous avons encore essayé de pêcher notre repas du midi, mais hélas sans succès. Je ne comprends pas pourquoi on arrive jamais à attraper quoi que ce soit à part des déchets. Le type à côté de nous, lui, a pêché en 10 minutes un énorme Barramundi mais… l’a relâché aussitôt dans l’eau car la réglementation veut qu’il mesure au minimum 55 cm. Mince alors, à quelques mm près ! De notre côté, on se contentera encore de conserves.

De retour à Darwin, nous en avons profité pour faire le plein, acheter nos provisions (muesli, poudre de lait, pâtes etc), se ravitailler en eau et se préparer à traverser les 3000 km d’Outback australien !

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2 Responses to “Darwin et le parc national de Kakadu”

  1. […] wenn der Kakadu Nationalpark, den wir vor Beginn unseres Road Trips besichtigt hatten, mit seiner einmaligen Aborigines Kunst und Kultur punktet, hat uns der Litchfield NP doch […]

  2. Ulrich dit :

    Dieses Land hat mich auch damals fasziniert, im Moment spare ich noch, aber es dauert nicht mehr lange, dann habe ich alles zusammen. Denke das ich im Juni reisen werde und dann wird auch dieser Kakadupark mal zu meinen Zielen gehören.

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