Bali. Qu’est-ce que cette île peut bien avoir de spécial ? Pourquoi chacun connaît-il le nom Bali et pourquoi malgré ça beaucoup ignorent dans quel pays cela se trouve ?

Peut-être bien parce que Bali se distingue clairement du reste de l’Indonésie. On se croirait dans un autre pays et je dirais même dans une autre époque.

Nous avons laissé l’immense île de Java et l’un de ses nombreux volcans Bromo derrière nous pour nous concentrer sur l’attraction touristique indonésienne numéro 1 : Bali.

Nous sommes arrivés vers 23h00 du soir dans la ville culturelle d’Ubud et trouver une chambre sans réservation n’était pas chose facile. La pension Agus a bien voulu nous accueillir. Nous avons cependant partagé une chambre à 3 avec des lits qui te bousillent le dos.

Temple à Bali

Dès le premier jour, nous n’avons pas chômé : nous avons tout de suite exploré la ville. Sans doute Ubud fait partie d’une des plus belles villes d’Asie ou même du monde ? Ce n’est pas tellement ses monuments ou ses rues mais chaque maison est une merveille dont la façade ornée de sculpture invite le visiteur à entrer.

Bali - Ubud - ThéâtreBali - Beaucoup de statuettes avec fleurs dans les oreilles

Que ce soit un restaurant, un Guesthouse, une boutique ou un théâtre : dès que l’on rentre quelque part on découvre petit à petit un mini temple ou palace. Un peu comme dans un Ryad marocain, une allée donne souvent sur une cour intérieure qui dévoile un jardin fleuri, sauf que celui-ci contient des statuettes balinaises. Le chant des fontaines dans lesquelles flottent des pétales de frangipanier calme l’esprit.

Pétales de frangipanier flottantesArt balinais

L’art balinais n’a nulle part au monde son pareil. La religion hindouiste y est pour beaucoup. Mais Ubud ne ressemble à aucune ville indienne. Elle est bien unique.

Singe culotté à Monkey Forest Singe sur statue de singe à Monkey Forest

Après une petite promenade dans le beau parc tropical Monkey Forest, habité par de nombreux singes sans-gêne, nous voulions connaître la danse balinaise. C’est une danse très théâtralisée aux sons de percussions récurrents et stridents. Ce qui frappe le plus, ce sont les danseuses qui te fixent constamment du regard avec les yeux exagérément écarquillés. C’est assez déroutant.

Danseuse balinaise

Le lendemain, nous avons pris un chauffeur pour découvrir les environs d’Ubud. Temple Gunung Kawi à BaliComme Bali est aussi une île volcanique, le sol y est particulièrement fertile, parfait pour la culture du riz. Après avoir parcouru une bonne partie de l’Asie, nous nous sommes réservé la visite de rizières pour notre dernier pays asiatique et nous ne l’avons pas regretté. Nous nous sommes promenés entre autre dans le temple Gunung Kawi, entouré de cultures de riz verdoyantes et avons fini la journée en beauté avec les magnifiques rizières en terrasses de Tegallalang, très photogéniques.

Rizières en terrasses de Tegallalang - Bali

A Ubud il faut compter quelques jours pour profiter pleinement de cette petite ville prospère. Il y a un marché sympathique avec un large choix de fruits exotiques et petits souvenirs artisanaux, des galeries d’arts, des instituts de massages pas chers, des petits restaurants etc..

Udubs local maketGalerie d'art à Ubud

En flânant dans Ubud on remarque partout des petits paniers d’offrandes avec des fleurs, fruits et encens devant quasiment chaque maison et bureau. Même sur les motos ! Une Balinais pendant le Festival Galunganbalinaise nous avait expliqué qu’ils devaient en tresser des douzaines par jour, c’est un job à plein temps ! Ils les posent même devant l’ordinateur (c’est la version balinaise d’un programme antivirus). Miam des muffins aux pépites de chocolatL’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde mais Bali a gardé son propre cocktail religieux : un mélange d’hindouisme, animisme et de bouddhisme. Nous avons assisté à la cérémonie religieuse Galungan festival. Les balinais célèbrent la création de l’univers et s’y préparent bien à l’avance en multipliant les offrandes ce jour-là. Il était d’ailleurs difficile de passer devant toutes ces douceurs comme des muffins aux pépites de chocolat ( !) posées dans le creux d’une statue sans succomber à la tentation (mais nous avons été sages, je vous rassure). Ce jour-là, tous les habitants se mettent sur leur 31. Ici cela veut dire mettre son plus beau sarong et ses plus belles tongs. C’est valable pour les hommes comme pour les femmes. Nous n’y avons pas échappé. Afin d’avoir le droit d’assister à la cérémonie, Björn, ma sœur et moi avons exprès acheté des sarongs pour l’occasion. Mais nous ne pouvions pas rivaliser avec les belles balinaises avec leurs cheveux soyeux ornés de fleurs exotiques. Certaines étaient même plutôt sexy.

Sarongs pour le Galungan Festival à UbudPanier d'offrande sur moto, comme assurance

Galungan Festival beaucoup de paniers d'offrandes

Après ce bain de culture, il était temps pour nous de profiter des plages balinaises. Nous avions le choix entre celles de sable noir situées au nord de Bali versus les plages de sable blanc du sud. Mmh… Yin ou Yang ? Finalement on est resté classique et on s’est dirigé vers le sud. L’occasion de découvrir la destination préférée des australiens : Kuta.

Pour y aller, rien de plus simple : beaucoup d’agences proposent le trajet en mini van. Vu qu’il n’y a pas d’autoroutes sur cette île, et que tout le monde prend la même route, comptez avec pas mal d’embouteillage. Dans la ville ce n’est pas différent : il y a trop de touristes. Nous avions vraiment du mal à trouver où dormir et il a fallu nous séparer. La plage est énorme mais bondée quand même. Le sable y est gris, l’eau pas vraiment turquoise mais c’est vrai que le coucher du soleil est étonnamment beau.

Kuta Beach

Mais que font tous les australiens ici alors qu’ils ont de bien plus belles plages chez eux ? A mon avis, en plus du prix du vol avantageux (moins cher que beaucoup de volsMagic Mushrooms in Kuta intérieurs australiens), l’alcool à Bali est non seulement relativement donné, mais aussi autorisé sur les places publiques, contrairement à beaucoup de villes australiennes. Puis il y a aussi d’autres substances eBrice de Balinivrantes, voire hallucinogènes (que font subitement ces magic mushrooms ici ?). Et enfin, surtout les Australiens du Nord ne peuvent pas vraiment profiter de leurs vastes plages désertes à cause des crocodiles marins, des requins et le pire : des méduse-boîtes mortelles. Tout cela fait que se baigner ou surfer dans certains endroits d’Australie peut devenir un véritable acte héroïque et fait de Bali une destination de rêve. En parlant de surf, les prix des cours sont aussi bien plus intéressants (9 euros pour 2,5 heures, équipement compris) et Björn a bien fait d’en profiter pendant que je faisais bronzette. Il arrivait déjà à se tenir debout sur sa planche à sa première leçon !

Bravo Björn

Malgré ce succès, il nous tardait de connaître des plages plus convaincantes. Nous avions fait le tour des agences la veille au soir. Je ne comprends pas par quelle magie tous les employés des agences à Kuta étaient, comment dire, particulièrement joyeux 😉 Le lendemain, le chauffeur nous a montré quelques plages, après s’être perdu dans une circulation infernale. On s’est baigné à Dreamland et Padang Padang. Cette fois-ci on aurait voulu rester plus longtemps admirer les surfeurs experts sur de belles grosses vagues couleur turquoise. Rien à voir avec Kuta !

Dreamland beachBeaucoup d'australiens à Bali - Padang Padang beach

Puis il nous a emmenés au temple Ulu Watu où nous ne voulions pas payer pour voir un show, ce qui a un peu tendu l’atmosphère avec notre chauffeur qui ne nous en avait pas parlé avant. Mais bonus : la nuit tombée, il nous a déposés à la plage Jimbaran où plein de restaurants servent les touristes mais aussi beaucoup d’indigènes. Le barracuda frais était un délice. Le chauffeur nous a attendus patiemment puis nous a ramenés à Kuta (Prix voiture avec chauffeur après-midi et soirée : 13.5 euros, négociés comme d’habitude en Asie).

Bali est aussi un bon point de départ en bateau pour atteindre Gili : les magnifiques petites îles sans voitures, ni police, où Björn et moi nous sommes fiancés (à Gili Trawangan). À ne pas manquer ! 😉

Gili - une île de rêve indonésienne

Sinon, on aurait bien voulu en voir plus de l’Indonésie et de ses 13 466 îles. Nous savons bien que ce n’est pas possible mais ne serait-ce que pour voir au moins les redoutables et immenses varans dragons du Komodo ou les Orangs outangs de Sumatra.

Notre dernier repas en Asie

En attendant, nous avons passé les derniers jours à Ubud à se balader, faire du shopping et nous accorder un dernier délicieux dîner en Asie avant de nous envoler pour un nouveau continent : direction « down under » ou l’Australie !

 

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