Salut les amis !

On voulait en fait d’abord tout écrire sur nos aventures en Asie, dans l’ordre, avant de commencer avec l’Australie mais les retards s’accumulent et au risque de ne plus rien écrire, on va vous donner quand même quelques nouvelles de nos tout derniers exploits !

View at the government house in Darwin

Alors on est bien arrivé en Australie, à Darwin, dans le nord. Quand on arrive d’Asie, le choc est grand. On remarque bien que c’est un autre continent ! Les gens sont si grands tout d’un coup et n’ont pas les yeux bridés, disent tous sorry quand ils te heurtent dans la rue. C’est des détails comme ça, tout bêtes, qui marquent tout de suite. Puis c’est calme et si grand. Partout on voit des vans et des jeeps dans la rue. Et il y’a si peu de gens ! Il faut s’imaginer, l’Australie est au moins aussi grande que l’Europe, mais avec 35 fois moins d’habitants. Darwin est située dans l’état le moins peuplé, Northern Territory, et compte une centaine de milliers habitants, mais les rues, les voitures et les places de parkings sont gigantesques (8 mètres de long en général et 6 mètres pour les voitures spécialement petites – photo du bas !).

Small cars only

Les gens ici sont ouverts et cool. Je m’imagine les américains exactement pareils. Mais ils disent pas « you are welcome », mais « no worries », et tout le monde t’appelle mate (= mon pote). Les femmes que je connais à peine, ou même ma chef m’appellent honey, sweety ou darling ! Et chacun, par exemple les banquiers ou lors des entretiens de boulot, t’appelle par ton prénom, donc tu peux faire pareil avec le manager.

Revenons à nos moutons. Donc arrivé tout frais en Australie, on s’est rendu compte que le vrai problème sont les prix. Ca a été le plus grand choc. La nourriture et l’hébergement sont plus chers qu’en Europe. 1 kg de bananes : 13 dollars, 30 dollars la place de camping (mais on avait pas de tente) et 30 dollars le lit dans un dortoir de 12 personnes. Les chambres sont dégueulasses. Les gens jettent toutes leurs affaires par terre et laissent les restes de pizza de la veille traîner plusieurs jours. Les cafards se sentent plutôt à l’aise. Personne ne nettoie vraiment, et les toilettes et cuisines, n’en parlons pas.

the frog hollow backpackers hostel

Bref, on a donc vite remarqué qu’on ne pouvait pas rester indéfiniment dans l’auberge. En plus, tu paies 4 dollars de l’heure pour wifi. Ils sont assez sous-développés, en ce qui concerne l’Internet, en comparaison avec l’Asie. On a découvert bien plus tard, qu’on pouvait utiliser Internet quelques heures gratuites à la librairie de Darwin. Après 2 nuits au Cavanegh, que je ne recommande pas, on a trouvé une famille d’accueil sur Internet à travers Couchsurfing.

Where we lived for 2 weeks

Au début, ils étaient super sympa. Il y avait plein d’autres voyageurs. Normalement pour 2-3 nuits on ne paie rien. Mais on se sentait bien dans la cage du jardin (oui franchement, on a dormit dans une cage ouverte avec un lit, une moustiquaire, des meubles et un frigo. Les bruits, la nuit, faisaient penser à jurassique parc, mais c’est le côté exotique).

The cage from the outside Our bed in the cage

On a voulu payer quelque chose et rester plus longtemps. On a bien sûr marchandé, et par la suite, compris que c’était mal vu. On a passé de superbes soirées. Un moment donné, je me suis rendue compte que ça devenait de plus en plus une sorte de communauté. Pire que la pire des familles. C’était comme si tout le monde s’attendait à ce que tu participes activement à la vie de groupe et on n’avait aucune vie privée. Donc on passait bien 5 heures par jour à discuter avec les autres. Sauf que les autres, en plus, cuisinaient tous pour le groupe au complet (une douzaine de personnes) et chacun achetait du vin le soir. Et nous, on mangeait à côté la pizza surgelée la moins chère de Darwin et la plus écœurante de toute ma vie. Les autres entreprenaient tout ensemble, même en journée. On se sentait de plus en plus mis à l’écart. De notre côté, on voulait surtout économiser et pouvoir chercher du travail, une voiture etc., mais pas moyen de se concentrer.

Some of the community around the kitchen table

Un beau jour, on rentre le soir et le gars se met à nous engueuler comme un malade, en face de toute la « communauté ». Pourquoi on a changé de chambre (on a dû aller dans la véranda pour un français qui a payé plus et une fois qu’il est parti, on voulait retourner dans la cage jurassique parc. On avait demandé avant à sa femme qui était d’accord); pourquoi on ferme la porte de la véranda, que ce n’est pas notre chambre ; qu’on profite de lui etc. Puis nous a foutus dehors comme des malpropres. Pourquoi ne pas nous avoir dit avant, et sur un ton plus humain, qu’il y’a des choses qui ne lui plaisaient pas. En plus, il faut rajouter que ce couple bizarre laissait toutes les portes de la maison en permanence ouvertes. C’est dingue ! Et le gars fume des joints toute la journée. Il y’a aussi un clochard qui habite en dessous de la maison surélevée et qui paie pour l’eau et l’électricité. Puis, si chacun de nous voyageurs (souvent une dizaine) paie quelque chose, c’est plus que ce que le couple ne paie pour le loyer de toute la maison. Donc nous avions l’impression qu’eux utilisent Couchsurfing pour trouver des locataires au noir. Ce qui nous a blessés le plus, c’est que les autres voyageurs, qu’on prenait pour une famille ou de très bons amis, n’ont pas réagit et nous ont ignorés. Ben merci la belle communauté de hippies !

Donc on s’est retrouvé, après avoir passer 2 semaines là-bas, à la rue avec tous nos bagages. Mais comme à tout malheur quelque chose est bon, ça nous a permis de retourner dans le centre ville et d’accélérer notre organisation. On a dormit au frog hollow backpackers 2 nuits (meilleure atmosphère qu’au Cavanegh et un tantinet moins sale). Et super : le lendemain on a déjà trouvé une voiture.

Our Ford Falcon Where we sleep all night

Une Ford Falcon avec plus de 390 000 km au compteur ! Elle était un peu plus chère que d’autres (2100 dollars), mais elle donne une meilleure impression lors de la conduite. Ce n’est pas du tout évident de rouler à gauche, avec le volant à droite, la boîte de vitesses automatiques (en fin de compte beaucoup plus facile, mais inhabituelle), et surtout une grosse bagnole ! Mais heureusement, les rues ici sont quasi-désertes et ultra larges ! Avec les places de parkings géantes, c’est un rêve pour une femme ! Ce qui est aussi super, c’est qu’on l’a achetée avec tout No camping or sleeping overnight in Darwinle matériel de camping dedans et qu’on peut y mettre tout un matelas pour 2 personnes. Faut juste pas se faire attraper par la police. C’est assez compliqué ici. Il est strictement interdit de dormir dans sa bagnole (c’est pas gentil ça, je croyais que l’Australie est un pays de campeurs), sinon tu paies 100 à 200 dollars. Beaucoup de backpackers se font régulièrement réveiller en pleine nuit, ou paient des gros PVs. Donc faut bien se cacher. – Hem…. Petite correction : juste après avoir écrit ça, on s’est fait effectivement pincé au Mindil Beach, au bout de la 5eme nuit dans la voiture, par la police. On a reçu une amende de 137 $, non pas par voiture mais par personne…aaarghhh ! Ils sont fous ces australiens !? On n’y peut rien s’il n’ y a aucun terrain de camping dans tout Darwin! On se demande si on paie, ou on jette le petit papier rose à la poubelle (vos avis sont les bienvenus) –

Côté boulot, on a essayé des petits jobs occasionnels mais nous espérons en décrocher un vrai. Pour l’instant, Björn fait de temps en temps chauffeur de Pedicab (vélo taxi australien), nommé aussi touk-touk, pouss-pouss, rickshaw (Inde), ou bien encore cyclo (au Vietnam). Qui l’eût cru ?

Bjoern driving the Pedicab

Eh oui, le monde à l’envers, par rapport à l’Asie, où on prenait ce moyen de transport. Il doit louer le vélo de 10 à 120 dollars, selon le jour et le moment de la journée, par tranche horaire de 5 heures. Un trajet court coûte 5 dollars par Dressed woman at the Cup Carnivalpersonne. Donc c’est un peu risqué, mais jusqu’à maintenant, Maria at the race courseil a réussit à se faire un peu d’argent de poche… tout en faisant du sport. Sinon on a bossé 4 jours aux champs de courses pour le grand événement Darwin Cup Carnival.  Les femmes sont venues déguisées avec des robes des années 20 et des chapeaux à fleurs farfelus, genre chic démodé.  C’était pas simple de comprendre ce que marmonnaient les australiens avec leur anglais très étrange. Mais j’y ai survécu ! En faisant des petites erreurs de caisse… Sinon, une femme a gagné 6500 dollars ! J’espérais qu’elle me donne une part du gâteau mais nan…

Et le samedi, on a bossé jusqu’à 3h30 du mat au casino pour le grand Gala Ball annuel de Darwin. Ensemble avec les champs de courses, on a travaillé 15 heures ce jour là. La jet-set australienne était là, dans ses habits de princes et princesses, les bijoux étincelaient de partout et les gens ont bu du champagne à gogo. Nous, on a juste aidé à transporter des trucs et préparé des cocktails pour les serveurs. Il y avait un buffet immense. Ils ont jeté tous les restes, snif, et nous ont donné que des clubs sandwichs et de l’eau du robinet !!!

Après tout ça, il faudra se retrouver du travail. On se sent comme des clochards dans ce pays, à se demander où on va bien pouvoir dormir la prochaine nuit et qu’est ce qu’on va manger. Dur de cuisiner sans cuisine et frigo. Finit les restaus et hôtels à prix dérisoires d’Asie :-(

Cooking at mindil beach Having lunch outside

Maria preparing to go to bedMaria making breakfast

On a passé déjà quelques nuits dans la voitures. Le matin, le soleil australien la transforme en four et puis, tout en sueur, on met notre chemise blanche (non lavée et non repassée) pour aller au boulot ou à un entretien. Avant, il faut squatter dans une auberge pour utiliser les toilettes, les douches et la cuisine. Voilà en gros notre quotidien en ce moment.

Well dressed to go to work

Si on ne reçoit aucunes réponses des jobs pour lesquelles nous avons postulés, nos prochains plans seront de faire un peu de tourisme ici (ben oui, on a pas eu l’occasion jusqu’alors et une voiture est nécessaire pour découvrir les environs). Darwin est située dans un territoire où les crocodiles ne sont pas rares. Malgré les jolies plages désertes et le soleil hyper agressif, (trou dans la couche d’ozone), il n’est pratiquement jamais possible de se baigner. C’est assez frustrant. Le plus grand danger sont les méduses avec leurs tentacules de 3 mètres, dont la piqûre est mortelle.

Swimming here is dangerous Beautyfull, empty beach in Darwin

Puis, nous préparons notre road trip à travers le outback australien. Vive les longues journées de conduite dans le désert et vive les kangourous ! Il parait qu’il ne faut pas conduire la nuit, car le risque de heurter des kangourous ou autres animaux est très grand… waw ça s’annonce très aventureux !

 

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6 Responses to “Australie – Nos débuts difficiles à Darwin.”

  1. hallo ihr zwei, sehr schöner blog. uns ging es ähnlich in down under, haben uns manchmal wie penner gefühlt, haben bis zu 50 $ für nen zeltplatz gezahlt, um mal die beine auszustrecken, anstatt im winzigen auto zu schlafen und die halbe nacht stellplätze zu suchen. da wir zu alt für ein work & holiday sind, haben wir das land nach 2 wochen gen asien verlassen. einfach zu teuer für langzeitreisende ohne job. übrigens ist es in den sommermonaten in NZ auch ziemlich kostspielig. wir haben dort camper überführt, aber trotzdem viel geld ausgegeben;( sind seit jan 11 in asien und aktuell in china. LG von hier an euch zwei weltenbummler (http://twoontherun.rtwblog.de)

  2. Nadia dit :

    Merci pour ces beaux récit, aussi au nom de ceux qui ne comprennent pas l’ allemand, et je sais que pour vous c’est pas évident d’ écrire toujours en 2 langues….
    Moi qui pensait que l’ Australie allait être pour vous un retour vers la sécurité c’est tout le contraire finalement, vu que votre mode de vie en ce moment vous expose plus à des situations dangereuses.
    J’espere que vous tiendrez le coup, je pense que vous resortirez tous les deux très forts de ces expériences, et que cette nouvelle personnalité vous aidera à réussir toutes vos futures entreprises.
    A bientot et profitez aussi pour apprendre un max d’anglais…
    Grosses bises!
    Ta vieille frangine

    • Maria dit :

      Merci beaucoup Nadia ! C’est vrai que si le site n’était qu’en allemand, ce serait 10 fois plus facile et plus rapide ! Mais c’est important que mes amis et toute ma famille puissent comprendre et aussi d’autres francophones qui voudraient en savoir plus sur notre voyage.
      L’Australie est sinon une toute autre façon de voyager comparée à l’Asie. Moins de confort, tout est trop cher mais plus de liberté et la possibilité d’explorer par soi-même ce gigantesque pays ! C’est génial tout simplement !
      A bientôt, vous me manquez !

  3. Rachid dit :

    Bonjour Maria & Bjorn, apparemment c’est la galère en Australie. La côte ouest reste assez déserte par rapport à la côte est où vous serez certainement mieux.
    Attention à la voiture de 390000km qui peut vous lacher dans les routes désertes. prévoyez tjrs des réserves d’eau.
    Bisous et bonne randonnée

    • Maria dit :

      Merci tonton de nous suivre, malgre nos retards. Nous ferons bien attention, promis. Nous laisserons la côte ouest pour un autre voyage, l’Australie est si grande! Bises

  4. […] Fische (nach drei Tagen fängt’s an zu stinken) beschimpft hat könnt Ihr in dem Artikel „Australien – aller Anfang ist schwer“ noch einmal im Detail […]

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