L’équipement le plus important

Voici les 3 équipements les plus importants qui doivent survivre au voyage : le sac à dos, les chaussures de randonnée et la veste imperméable. Là il ne faut surtout pas lésiner sur les moyens.

  • Le sac à dos :

Il doit être de très bonne qualité, épouser parfaitement la forme du dos, être léger, et en prime avoir un accès facile au contenu. J’ai opté pour Lowe alpin cerro torre ND 55 l +15 (env 160 €) et Björn pour Lowe alpin latok 65 l +20 (envir 200 €)

Le poids doit être réparti de manière optimale : le plus lourd au fond du sac et près du corps. En moyenne je portais 12 kg et Björn 15kg + environ 5 kg dans un plus petit sac porté contre son torse. Vers la fin du voyage, on avait plutôt du 15kg pour moi et 20kg pour Björn sur le dos, en plus du petit sac qui avait grossi lui aussi et d’une grosse sacoche remplie de souvenirs. Pour les souvenirs d’ailleurs, un petit conseil : cela vaut le coup d’envoyer un colis de temps en temps à la maison. On avait un peu peur, mais tous sont arrivés à destination, après de longs mois passés à bord d’un cargo.

Avant de prendre une décision, il faut absolument tester le plus de sacs à dos possibles. Une fois que vous avez un ou deux modèles préférés, regardez sur Internet pour trouver peut-être moins cher. J’avais même acheté deux sacs à dos pour bien les comparer chez moi, avant de les rendre au magasin et de trouver mon favori des deux, beaucoup moins cher, sur internet.

En simplifiant, il existe deux sortes de sacs à dos :

Les sacs à dos valise sont très pratiques à ouvrir et fermer car ils sont fabriqués sur le modèle des valises classiques avec un large couvercle facilitant l’accès aux affaires. Ils sont parfaits pour les voyages en avion ou train, d’autant plus qu’on peut empêcher les vols grâce à un cadenas. Par contre, ils seront en général un peu plus lourds et moins confortables que les sacs de randonnée. Ces différences ont toutefois tendances à s’amoindrir avec les nouveaux modèles. Mais les sacs à dos valises ne restent quand-même pas adaptés aux excursions un peu plus longues.

Les sacs à dos de Randonnée : c’est ce que possède chaque routard. Ils sont plus légers et confortables que les sacs à dos valise mais il faut se donner plus de mal pour compartimenter le contenu. Tout d’abord il faut se demander si un sac à dos avec ouverture frontale, malgré un prix plus cher et un poids légèrement plus élevé (à cause de la fermeture éclair), ne faciliterait pas l’accès aux affaires. Personnellement pour mon sac à dos de 55 L (+15 L quand il est plein), cela ne m’a pas trop servi mais Björn, qui a eu un sac de 65 L (+20 L plein), en a fait très souvent usage.

Ce qui a énormément facilité le rangement, et pour ne pas se retrouver à la gare à déballer tous ses sous-vêtements par terre pour retrouver une lampe de torche, c’est d’emballer les affaires par thème dans des sachets solides. Non seulement on arrive à retrouver plus vite ce que l’on cherche, mais en plus c’est une protection supplémentaire contre la pluie. J’avais aussi une boîte en plastique alimentaire hermétique qui me servait non seulement d’assiette mais aussi pour y mettre mes petits objets fragiles et électroniques : lampe torche, piles etc., sensibles à l’humidité. Mais j’ai eu la fâcheuse tendance à vouloir les collectionner, ce qui réduit l’utilisation optimale du volume.

Un inconvénient du sac à dos de rando, c’est qu’on ne peut pas le fermer à clé. Quelques rares voyageurs utilisaient un antivol « PacSafe » (un filet de protection en acier) qui augmente le poids de sac et attire plutôt l’attention des voleurs. Nous avions toujours nos objets de valeurs dans nos bananes plates ou dans notre petit sac à dos de ville. En Plus, on avait une housse imperméable intégrée, conçue contre la pluie, mais aussi très utile pour protéger de la poussière (indispensable dans les bus en Inde) et le petit bonus : cela complique quand même un peu la tâche aux pickpockets, notamment dans les transports en commun. Prévoyez aussi absolument un antivol verrou et câble pour l’attacher à un point fixe (dans les trains de nuit par exemple), de sorte que personne ne puisse l’arracher et s’échapper avec.

Et pour pouvoir porter tous ces kilos, il faut bien entendu de bons souliers qui ne s’usent pas trop rapidement.

  • Chaussures de randonnées

Ça a été un vrai casse-tête chinois et nous a pris des jours entiers à choisir. La chaussure parfaite, qui tient chaud en hivers et qui empêche de transpirer en été, n’a malheureusement pas encore été inventée.

Gore tex ou non ? Les avis des vendeurs ont complètement divergé. La membrane Goretex est 100% étanche donc elle empêche les pieds de se mouiller et on n’attrape pas froid. Puis elle est plus facile à entretenir, ne moisit pas dans un climat tropicale et sèche plus vite en comparaison avec le daim par exemple. Mais à partir d’une certaine température ambiante et humidité dans l’air (très haute pour l’Asie du Sud-Est) le pied étouffe et nage dans sa propre sueur.

Après avoir écouté des avis très différents on a décidé d’acheter les chaussures de rando semi-montantes Lowa, Zephyr Mid (env. 150 €) pour Björn et Hanwag Banks (env. 160 €) pour moi avec une doublure GoreTex. Elles sont assez lourdes, mais ultra confortable, protègent du froid dans les pays comme la Russie, Mongolie, la Chine du Nord et la Nouvelle-Zélande mais elles supportent aussi beaucoup de poids et sont très solides. Pour ne pas avoir à les porter dans le sac à dos, ce qui en plus prend beaucoup de place, on les a toujours eues aux pieds lorsque l’on portait tous les bagages, qu’importent les températures ambiantes. Il vaut mieux avoir trop chaud que le contraire et on finit par s’y habituer assez rapidement. Deuxièmement, la hauteur des chaussures stabilise le pied et empêchent les entorses. En plus, les méchants moustiques n’atteignent pas leur cible préférée : la cheville.

En somme, nous avons été très satisfaits de nos chaussures. Pour les trekkings en milieu montagneux, elles ont été supers. Seul bémol : les miennes ne sont pas faites pour les terrains glissants. J’ai dû faire très attention de ne pas me briser le cou en marchant sur un terrain lisse mouillé par la pluie ou par les éclaboussements de chutes d’eau.

  • Veste imperméable

Faut-il en avoir une ? Ça dépend encore une fois beaucoup de là où on veut aller. Mais même en Asie du sud-est il peut faire froid. Quand on a été à Hué au Vietnam au mois de mars, on avait beaucoup greloté. Pour nous c’était très important de rester au sec et de se protéger du vent. Comme la plupart des pays qu’on a visités sont chauds, il a fallu que la veste soit très légère. Cependant aussi solide pour supporter le poids des sacs à dos. Pour avoir plus de chaleur il suffit de combiner avec des polaires. Nous avons trouvé des vestes de Jack Wolfskin à prix raisonnable (profitez absolument des soldes) : pour moi une « mountain devil woman » à 150 € (au lieu de 250€) et une veste « Highland Jacket » pour Björn à 110€ euros (au lieu de 160€). Mais si on avait accepté d’investir 300 à 500 €, on aurait eu une veste d’un poids et volume nettement plus léger pour la même qualité.

Avec le recul et après avoir bien usé notre équipement, on regrette une chose : c’est de n’avoir pas entretenu nos vestes et chaussures, pour augmenter leur durée de vie et leur perméabilité. Penses-y avant de les utiliser la première fois. Mais pendant, le voyage il est bien évidemment hors de question de s’encombrer avec des sprays et produits d’entretien.

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